Vertige d'une rencontre

Un film de Jean-Michel Bertrand

Fiche complète

fabrication du film

J’ai fabriqué ce film en solitaire. Seuls Bourriquet l’âne et Mistral le cheval, un solide mérens, m’ont soulagé sur la fin du tour- nage, des 50 kg de matériel. Un véritable fardeau quand il s’agit de crapahuter en montagne. Le froid, la pluie, la solitude, les longues heures d’immobilité... sont le prix à payer pour pénétrer la vie quotidienne des animaux, pour connaître ces instants magiques où ils deviennent acteurs de l’image. Des acteurs qui de plus, doivent être joliment éclairés. Cet état de grâce est un moment rare.... . Pour mettre en valeur la réalité de cette quête, j’ai mélangé deux techniques de prise de vues. J’ai filmé le “carnet de bord ! » des scènes du tournage avec une caméra mini DV.

Avec cette technique, je raconte la construction du film pour que le spectateur mesure le prix de l’effort et du rêve. Les images décolorisées et un son brut transcrivent parfaitement la précarité des conditions de tournage. Pour les scènes de la nature magique et des animaux, j’ai utilisé le support film en Super 16 afin d’obtenir une image HD de haute qualité. La narration oscille en permanence entre les deux types d’images, mais plus l’histoire avance, plus l’image super 16 prend de l’importance. Bien que j’aie veillé à la rigueur scientifique et technique, j’ai voulu conserver un côté atypique. Je n’ai surtout pas voulu donner une leçon de choses, mais plutôt provoquer l’émotion.